Un menu pour la semaine en famille tient en 14 repas qui alternent protéines (viande, poisson, œufs, légumineuses), légumes de saison et féculents, avec une partie des plats préparée le dimanche. Voici une semaine complète d’automne du lundi au dimanche, suivie de la liste de courses et des réglages pour la cantine, les soirs pressés et les plus petits. Le cadre est celui d’une famille de 4 : deux adultes et deux enfants d’âge scolaire.
Le menu de la semaine en famille, du lundi au dimanche
Chaque jour propose un déjeuner et un dîner, avec un légume, un plat et un laitage ou un fruit. Les produits de saison tiennent la première place : courge, potiron, poireau, chou, carotte, champignons, pomme et poire.
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| Jour | Déjeuner | Dîner |
|---|---|---|
| Lundi | Soupe de potiron, omelette aux champignons, pomme | Gratin de pâtes et de chou-fleur, yaourt |
| Mardi | Carottes râpées, filet de poisson blanc, riz, poire | Velouté de poireau, tartine de fromage frais, fruit |
| Mercredi | Lentilles mijotées aux carottes, œuf dur, compote | Salade de betterave, croque-monsieur au jambon, fromage blanc |
| Jeudi | Poulet rôti, purée de courge, pomme | Soupe de légumes, restes de poulet effilochés dans une salade de blé |
| Vendredi | Saumon au four, poireaux vinaigrette, pommes de terre vapeur, poire | Pizza maison aux champignons, salade verte, yaourt |
| Samedi | Chili de haricots rouges, riz, orange | Crêpes salées aux épinards, fromage blanc aux fruits |
| Dimanche | Rôti de porc, chou braisé, pommes de terre, tarte aux pommes | Soupe restante, œufs brouillés, pain complet, fruit |
Le poisson revient deux fois dans la semaine, dont un poisson gras (le saumon du vendredi). Deux repas reposent sur des légumineuses (lentilles et haricots rouges), et la viande rouge se limite au rôti du dimanche.
Chaque plat reste simple à cuisiner : un four pour le poulet, le saumon et les légumes rôtis, une casserole pour les soupes et les lentilles. Les mêmes ingrédients servent plusieurs fois dans la semaine, ce qui évite les fonds de placard oubliés. La courge du jeudi donne aussi la soupe du week-end, et les champignons du lundi garnissent la pizza du vendredi.
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Pourquoi ce menu est équilibré : les repères à respecter
Les repères du Programme national nutrition santé demandent du poisson chaque semaine, dont un poisson gras, des légumineuses à plusieurs repas, peu de charcuterie et une viande rouge limitée. Ils recommandent aussi des fruits et des légumes à chaque repas et des féculents complets plutôt que raffinés. Le menu ci-dessus applique ces repères sans décompte compliqué.
La méthode tient en trois questions par repas : y a-t-il un légume, une source de protéines et un féculent ? Pour s’entraîner à construire une semaine soi-même, la page sur la méthode pour construire un menu équilibré détaille cette logique pas à pas.
Varier les protéines d’un jour à l’autre protège l’équilibre mieux que de peser chaque portion. Un œuf, un poisson, des lentilles et un poulet se succèdent, et aucune source ne domine la semaine.
La liste de courses pour 4 personnes
La liste suivante couvre le menu complet. Les quantités sont indicatives et se règlent sur l’appétit de la maison et sur les restes de la semaine précédente.
- Légumes et fruits : 1 potiron moyen, 1 petite courge, 6 poireaux, 1 kg de carottes, 1 chou vert, 1 chou-fleur, 1 betterave cuite, 500 g de champignons, 1 sachet d’épinards, 1 salade, 8 pommes, 6 poires et 4 oranges.
- Poissons et viandes : 1 filet de poisson blanc par personne, 4 pavés de saumon, 1 poulet entier, 1 rôti de porc, 4 tranches de jambon.
- Épicerie : lentilles, haricots rouges en conserve, riz, pâtes, blé, farine, pommes de terre, pain complet.
- Crèmerie : 12 œufs, lait, fromage râpé, fromage frais, yaourts, fromage blanc, pâte à pizza ou ingrédients pour la faire.
Le budget varie beaucoup selon la région, le magasin et la part de produits bruts. Ce menu limite la dépense parce qu’il s’appuie sur des légumes de saison, des légumineuses et un seul rôti, et qu’il réutilise les restes (le poulet du jeudi, la soupe du dimanche).
Préparer une partie des repas le dimanche
Une heure de cuisine le dimanche allège toute la semaine. On prépare la soupe de potiron et le velouté de poireau, on cuit les lentilles et on rôtit les légumes qui accompagneront deux repas.

Les restes faits maison se finissent en moins de 3 jours au réfrigérateur, selon l’avis de l’ANSES de 2013 rapporté par Selectra. Soupes, purées, pâtes et riz ne se gardent pas plus de 48 heures. Les plats doivent aller au froid dans les 2 heures qui suivent la cuisson, répartis dans plusieurs petits récipients si la quantité est grande.
Ce qui ne passera pas la porte du mercredi se congèle : une partie de la soupe, les lentilles cuites, la pâte à crêpes. Mieux vaut cuisiner le mardi et le jeudi le poisson et les œufs, qui supportent mal l’attente.
Adapter le menu aux enfants et aux soirs pressés
Quand les enfants déjeunent à la cantine, le dîner complète la journée sans doubler la protéine : un dîner léger à base de légumes, de féculents et de laitage suffit les jours où le déjeuner scolaire était copieux. Le menu de la cantine, affiché dans l’école, aide à ajuster le dîner du jour.
Pour un tout-petit qui passe aux morceaux, les soupes se servent d’abord mixées puis écrasées à la fourchette, et les légumes rôtis se coupent en bâtonnets. Le choix du lait des plus petits est traité dans la page sur le meilleur lait pour initier les bébés.
Un enfant difficile accepte souvent le même plat que les autres si les aliments sont présentés séparément dans l’assiette. Pour le matin, le petit-déjeuner d’un enfant en surpoids demande quelques règles particulières qui s’accordent avec ce menu.
Les soirs pressés, le menu prévoit des dîners prêts en moins de 20 minutes : omelette, croque-monsieur, salade de blé avec le poulet restant. Il suffit d’avoir sorti les ingrédients avant de commencer. Un fond de soupe au congélateur dépanne aussi les soirs où rien n’était prévu, avec du pain et un laitage.
Les enfants d’âge scolaire peuvent participer : laver les légumes, mélanger la pâte à crêpes, dresser la table. Ces gestes rendent les plats plus familiers et allègent la préparation pour les adultes, surtout le week-end où l’on cuisine davantage.
Changer de menu sans tout refaire chaque semaine
Garder une trame évite de repartir de zéro : un jour pour la soupe, un jour pour le poisson, un jour pour les légumineuses. Les plats changent, la structure reste. Une rotation sur 4 semaines suffit à ne pas se lasser, en remplaçant les légumes selon la saison : courge et chou à l’automne, poireau et endive en hiver, asperge et petit pois au printemps.
Laisser chaque enfant choisir un repas de la semaine les implique et facilite l’acceptation des plats. Les dîners en commun comptent aussi pour la vie de la maison : les repas partagés qui renforcent les liens familiaux en sont un des meilleurs moments.
Un menu noté sur le frigo, avec les courses qui en découlent, suffit ensuite à faire tenir la semaine. Le dimanche soir, il reste à cocher ce qui a été mangé et à noter ce qui a plu pour la semaine suivante.

